Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a "maintenu" lundi ses propos de jeudi sur une éventuelle hausse de taux en juillet.
"Je n'ajoute rien ni ne retire rien, je maintiens ce que j'ai dit sur le fait que nous pouvions augmenter les taux d'intérêt par rapport à leur niveau présent", et qu'une "légère" hausse n'était "pas certaine mais possible" en juillet, a-t-il dit lors d'une conférence de l'Académie diplomatique internationale.
Cette hausse du taux d'intérêt pourrait resserer les conditions du crédit. Choix bien surprenant alors que les prévisions de croissance ont été revues à la baisse. En temps de disette, les banques centrales nationales ont plutôt tendance à baisser le prix du crédit, afin d'inciter à la consommation et de faire redémarrer la machine.
Bien que ce choix paraisse contradictoire, il dépend en fait de la sacro-sainte mission de la Banque Centrale Européenne (BCE) : limiter l'inflation dans la zone euro. M. Trichet ne fait que respecter la lettre de mission de la BCE, même si cela l'oblige à ralentir la croissance ou le rythme de la consommation.
Alors, s'agit-il simplement d'un effet d'annonce à l'intention des marchés, ou d'une véritable volonté de la BCE ? Nous aurons la réponse en juillet.
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