"La situation économique est particulièrement difficile en Europe avec une inflation importée et une faible croissance", a affirmé cette semaine le secrétaire national PS, Bruno Le Roux.
"Une hausse du taux de la BCE aurait un effet catastrophique sur la croissance en Europe", a ajouté le député de Seine-Saint-Denis.
Alors que la hausse du taux d'intérêt aura lieu jeudi prochain selon les déclarations de monsieur Trichet, la gauche a fini par se réveiller, bien que la nouvelle soit dans les tuyaux depuis plus d'un mois.
Lorsqu'ils déclarent que cette hausse du prix du crédit aura une incidence sur la croissance, ils ont raison. Que la Banque Centrale Européenne décide de calmer la machine lorsque l'inflation s'emballe est aussi légitime, l'inflation pouvant causer de grands dommages pour une économie.En revanche, depuis les années 80, les économistes ont vu l'émergence d'une situation alors inédite : une inflation capable de grimper alors même que la croissance est endémiquement faible.
Dès lors le choix entre soutenir la croissance ou limiter l'inflation n'est plus un choix d'ordre économique, mais une décision politique dont la fixation du prix du crédit est un simple outil. Or, ce choix a été abondonné par les gouvernants le jour de l'établissement de la Banque Centrale Européenne et de sa feuille de route : limiter l'inflation indépendemment ce qui peut se passer autour.
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