Il y a un an, les banques se disaient "peu exposées aux subprimes ", la crise ne provoquant qu'un "impact limité" sur les banques françaises. Pourant, un an plus tard, le bilan est lourd :
Le Crédit Agricole (Finaref) : 5,5 milliards d'euros de perte
La Société Générale (Disponis) : 4,9 milliards d'euros de perte
BNP Paribas (Cetelem) s'en tire un peu mieux avec 2,3 milliards d'euros de dépréciations d'actifs.
Les banques, si elles ne sont pas ébranlées au point d'être en faillite ou de devoir cesser certaines activités, vont tout de même devoir quelque peu modifier leurs politiques.
La part des activités "à risque" va diminuer. Il s'agit des "titrisation", des "LBO", ou des "dérivés d'action", ces produits financiers qui répondent à des logiques difficiles à appréhender. Ils rapportent plus, mais au vue de leur risque, les banques doivent les limiter.
La banque de détail, celle du coin de la rue est aussi impactée. En raison de la hausse des coûts de refinancements, les banques renchérissent les taux d'intérêt des crédits immobiliers et des crédits à la consommation, ce qui contribue à ralentir ces marchés. Selon la Banque de France, le taux moyen des crédits à l'habitat s'élevait en juin à 4,75 %, contre 4,72 % en mai, conduisant à une baisse de plus de 1 % de leur production.
1000 crédits : réserve de crédit, prêt personnel, rachat de crédits
mardi 12 août 2008
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